Primobolan : Tout Savoir sur le Stéroïde de Schwarzenegger

primobolan

Le stéroïde préféré d'Arnold Schwarzenegger !

Le Primobolan, qui est la formulation commerciale de l’énanthate de méthénolone, est un stéroïde anabolisant, qui se prend sous forme orale ou injectable. Il est prisé par les bodybuildeurs et pratiquants de musculation car il favorise la prise de masse musculaire et la combustion des graisses.

La prise de Primobolan n’est toutefois pas exempte d’effets indésirables. Nous vous proposons un tour de la question en cinq points majeurs.

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Bon à savoir : l’Anvarol est une alternative légale au Primobolan, sans effets secondaires ou indésirables !

Qu'est-ce que le Primobolan ?

La popularité du Primobolan s’est faite lorsqu’Arnold Schwarzenegger, pas encore acteur mais champion de body-building, l’a lui-même utilisé pour sa carrière qui l’a amené à devenir Mr. Univers… on connaît la suite.

Primobolan stéroïde Arnold Schwarzenegger

Chimiquement parlant, le Primobolan est un stéroïde, c’est-à-dire une molécule de la même famille que le cholestérol, avec des effets hormonaux. Il est classé comme stéroïde léger, car ses capacités androgéniques sont modérées. Il favorise surtout le développement de la masse musculaire.

Historiquement, le Primobolan est un stéroïde de synthèse qui a été lancé en 1960. Il s’agit de la version injectable de l'énanthate de méthénolone, commercialisé alors par le laboratoire pharmaceutique Squibb dès 1962. Sa formulation à cette époque se nomme Dépôt Nibal, en forme injectable, sur le marché américain. La même année, Squibb propose le Nibal, une version à prendre sous forme orale. Comme souvent, une molécule pharmaceutique passant de main en main, le Nibal est racheté par un autre laboratoire, Schering, dans le courant des années 60. C’est à cette époque qu’il prend le nom de Primobolan, en version orale, et Primobolan Depot en version injectable. Il devient populaire dans l’univers de la musculation grâce à son rapport bénéfices/risques avantageux.

A qui s’adresse-t-il ?

Il existe différents usages du Primobolan, dont certains pour ses effets thérapeutiques. Il a donc été prescrit pour plusieurs indications, car son index thérapeutique est en faveur d’un bénéfice global. Étant un stéroïde, même s’il a une origine synthétique – c’est-à-dire qu’il n’est pas produit naturellement par le corps – le Primobolan exerce des effets hormonaux dont il est possible de tirer avantage.

La population infantile

Initialement développé, comme nous l’avons vu précédemment, par des laboratoires pharmaceutiques dans les années 60, le Primobolan a été utilisé pour ses vertus stéroïdiennes comme un médicament. Chez les enfants avec perte de poids, il permet de développer et maintenir les muscles squelettiques. Ce qui a également permis de l’utiliser chez les personnes souffrant d’ostéoporose pour récupérer de la masse musculaire, ainsi que les populations atteintes de malnutrition. D’une manière générale, les personnes souffrant de pathologies présentant une fonte musculaire ont un intérêt à prendre du Primobolan.

Les femmes

Compte-tenu de son action lente et prolongée, le Primobolan a été considéré comme un anti-cancéreux dans la prise en charge du cancer du sein chez la femme. Il a notamment fait l’objet d’une évaluation pour le traitement du carcinome avancé du sein chez les femmes ménopausées. Plusieurs études rapportent un bénéfice significatif de cette hormonothérapie dans des études cliniques randomisées. Chez les femmes avec cancer du sein répondantes au Primobolan, il a été constaté une amélioration de la santé et une augmentation de la durée de vie.

Les bodybuilders

Il est très utilisé par les pratiquants de musculation et de body-building – hommes et femmes – pour les accompagner dans leur gain de masse musculaire. Il est le plus souvent pris en période de sèche et en association avec d’autres stéroïdes anabolisants pour augmenter les effets sur la musculature. Les effets recherchés sont en particulier le développement de la masse musculaire et l’amélioration de la force. Réciproquement, il permet de réduire les triglycérides, c’est-à-dire les graisses corporelles. Il ne favorise pas la récupération d’eau par le corps, mais améliore la rétention d’azote. Ses très faibles effets œstrogéniques sont également un avantage à son utilisation. Il convient également aux femmes qui pratiquent la musculation car il exerce peu d’effets androgéniques. On notera cependant que la posologie pour les femmes induit des doses moins importantes que pour les hommes. Globalement, le Primobolan améliore les capacités d’endurance et les performances physiologiques.

Primobolan stéroïde de sèche Arnold Schwarzenegger

Mode d’action et pharmacologie, comment agit-il sur le corps ?

Les hormones stéroïdiennes sont naturellement produites par le corps. Elles exercent des effets nombreux : cardiovasculaires, métaboliques, neurologiques, anti-inflammatoires, développementaux, anti-immunitaires, sexuels etc. Certains stéroïdes, notamment sexuels, favorisent le développement des muscles squelettiques. Comme ces sont des hormones dérivées du cholestérol, elles agissent au niveau génétique, c’est-à-dire qu’elles favorisent ou défavorisent l’expression de certains gènes : elles vont par exemple activer les gènes qui codent pour des protéines musculaires.

Un stéroïde de sèche bien toléré par l'organisme

Dérivé de la dihydrotestostérone, le Primobolan est un stéroïde synthétique qui exerce des propriétés anabolisantes légèrement inférieures à ceux de la testostérone : c’est cet effet anabolique modéré qui est recherché par les adeptes de musculation. En revanche, ses capacités androgéniques sont moitié plus faibles que ceux de la testostérone, ce qui explique qu’il est plutôt bien toléré par les usagers. D’un point de vue pharmacocinétique, le Primobolan a une demi-vie moyenne : il reste dans l’organisme pendant plusieurs heures, et n’est pas (trop) rapidement dégradé. Il peut ainsi agir effacement. Cette demi-vie est de 6 heures par voie orale, et 10,5 heures par voir injectable.

Physiologiquement, le Primobolan exerce un effet robuste de prise de masse musculaire et de combustion des graisses. Il augmente ainsi la force musculaire globale de l’organisme. Ses effets sont bien supportés par l’organisme car sa cinétique d’action est lente. Ils n’apparaissent pas brutalement et c’est probablement la vertu de ce stéroïde anabolisant, qui peut donc être utilisé y compris par des débutants.

D’un point de vue mécanistique, le Primobolan va se fixer dans le noyau des fibres musculaires squelettiques et des adipocytes. Dans les muscles, il permet la synthèse et le développement de protéines contractiles. Dans le tissu adipeux, il active la lipolyse, qui est la dégradation des triglycérides, autrement dit il réduit le stockage des graisses. Il favorise la sensibilité à l'insuline, ce qui signifie qu'il aide l’organisme à mieux métaboliser les sucres et glucides afin qu'ils ne soient pas stockés sous forme de graisse. Il permet donc de gagner de la masse musculaire maigre.

Primobolan avant après

Booste la libido et la confiance en soi

Comme nous l’avons précisé, les stéroïdes sont polyvalents, et le Primobolan n’échappe pas à la règle. Étant un dérivé de la dihydrotestostérone, il stimule la libido, bien que moins efficacement que la testostérone. Cette activité est consécutive à la liaison du Primobolan aux récepteurs nucléaires des androgènes naturels. La stimulation de la libido s’observe notamment chez les femmes. De plus, le Primobolan, de part sa structure chimique, travers toutes les barrières biologiques. Il peut donc pénétrer dans le cerveau où il exerce des effets liés à une gestion efficace du stress. Ainsi, il favorise la confiance en soi et la prise de décision. Ce qui est souvent synonyme d’une amélioration de l’humeur.

Effets pharmacologiques

Pour ceux qui souhaitent comprendre le mode d’action moléculaire du Primobolan, en voici une explication.

Lorsqu’il est dans l’organisme, le Primobolan – ou dihydrotestostérone – est métabolisée en 5-alpha dihydrométhanabolone. Cela lui permet de se lier au récepteur des androgènes et d’exercer des effets anaboliques.

Parallèlement, il n’est pas aromatisé en œstrogène, d’où peu d’effets œstrogéniques, et n’active pas non plus les récepteurs de la progestérone. Il favorise la synthèse d’un facteur de croissance, nommé IGF-1 (insulin-like growth factor-1). Cette somatomédine agit comme un activateur de croissance et de développement des muscles.

Cet effet de stimulation hormonale aboutit à une hypertrophie musculaire par deux mécanismes opposés : l'absorption des acides aminés nécessaires à la synthèse protéique et la réduction de la dégradation de ces mêmes acides aminés. C’est ce qui explique que les adeptes de body-building utilisent le Primobolan au cours de deux phases différentes de leur activité d’entraînement.

En premier lieu, en préparation d’une épreuve type culturisme, par l’élimination de la graisse en excès et l’augmentation de la masse musculaire.

Deuxièmement, hors compétition, il peut être utilisé en période de réduction du régime pour aider au maintien de la masse maigre et pour le développement musculaire.

Utilisation et tarifs

Posologie, dose, cure et cycle

La durée d’un cycle du Primobolan dépend des effets attendus, c’est-à-dire de la prise de masse musculaire désirée. Elle peut s’étendre sur 13 à 16 semaines, soit 3 à 4 mois, en respectant une à deux semaines de pause entre deux cycles de 2 mois. Les usagers débutants préféreront n’utiliser que le Primobolan, alors que des athlètes chevronnés le combinent avec d’autres stéroïdes.

Un débutant prendra ainsi une dose hebdomadaire de 200 mg. Un utilisateur expérimenté peut aller jusqu’à 400 mg par semaine. Plus précisément, on peut démarrer avec une faible dose, typiquement 50 à 100 mg par semaine et augmenter progressivement le dosage au fur et à mesure. Cette méthodologie d’augmentation lente est préconisée pour obtenir des résultats significatifs tout en minimisant les effets secondaires. Le faible dosage initial permet au corps de s’habituer sans surcharge et l’usager évalue alors comment il supporte le traitement : en cas d’effets indésirables, le dosage ne doit pas être augmenté. Chez les athlètes aguerris, le dosage plus important est possible mais il faut avoir une bonne maîtrise des cycles. De plus, le Primobolan à haute dose en utilisé en complément d'autres stéroïdes pour maximiser les bénéfices et réduire les risques. Il est possible – mais uniquement chez des bodybuildeurs avec de l’expérience – d’aller jusqu’à 800 mg de Primobolan par semaine pour une efficacité optimale.

Compte-tenu de sa demi-vie assez moyenne dans l’organisme, de 6 à 10 heures environ, il est préconisé deux injections par jour, en respectant un intervalle de 8 à 10 heures entre deux prises. Enfin, on notera que les cycles de Primobolan pour les femmes sont différents, car inférieurs à ceux des hommes.

Voie d’administration

Orale ou injectable, les deux sont possibles. La formulation Primobolan depot se fait par administration intramusculaire : il est alors injecté via une seringue dans la musculature des fesses, des bras ou des cuisses. La forme orale en comprimés est plus simple à prendre. Mais la forme injectable est la plus populaire car son prix est inférieur.

Primobolan depot injection

Tarifs et où l'acheter ?

Les prix du Primobolan varient mais le coût unitaire d’une dose de 25 mg revient à environ 30 à 40 €. Sachez que la vente, la distribution et l’achat de stéroïdes anabolisants sont interdits en France. En conséquence, son acquisition n’est possible que via des sites à l’étranger, ce qui peut comporter des risques dans la formulation. Attention aux arnaques de vendeurs peu scrupuleux.

Bon à savoir : l’Anvarol est une alternative légale au Primobolan et bien moins chère (30€ par mois) !

Les effets indésirables et dangers du Primobolan

Effets secondaires

L’usage d’un stéroïde exerce systématiquement des effets indésirables, en cas de traitement sur le long terme ou à de fortes doses. Le Primobolan ne fait pas exception. Les effets indésirables sont donc des conséquences de ces deux situations. Ils peuvent être listés comme suit :

  • Effets neurologiques : céphalées/maux de tête, troubles du sommeil
  • Effets hormonaux : affaiblissement de la synthèse de testostérone
  • Effets cardiovasculaires : augmentation de la pression artérielle, diminution du bon cholestérol
  • Effets dermatologiques : peau grasse, acné
  • Perte de cheveux/calvitie
  • Effets sur le tissu osseux : ostéoporose, ostéolyse
  • Troubles de l’humeur : anxiété, déprime, dépression
  • Toxicité hépatique par surcharge métabolique

A éviter

Certains publics ne doivent pas prendre de Primobolan. C’est le cas de personnes présentant des troubles ou des maladies cardiovasculaires, rénale ou hépatiques. En effet, compte-tenu de ses effets sur la pression artérielle, une personne avec de l’hypertension ne doit surtout pas prendre de Primobolan. De la même façon, les personnes atteintes d’insuffisance rénale ou hépatique doivent absolument l’éviter sous peine de voir leurs symptômes s’aggraver. Enfin, les hommes présentant des forts niveaux naturels d’œstrogènes ne doivent pas utiliser le Primobolan car la testostérone qui en est issue est susceptible d’être métabolisée en œstrogène, ce qui impacte en l’augmentant la masse grasse. Ce produit est donc réservé à des sportifs en bonne santé.

Quelle alternative sûre ?

meilleure marque primobolanCompte-tenu de son statut réglementaire – interdit en France car c’est un stéroïde de synthèse – l’usage de Primobolan est fortement contraint. Il existe cependant des alternatives tout à fait légales, et sûres.

L’une d’entre elles est l’Anvarol dont les effets sont comparables à ceux du Primobolan, mais via des mécanismes différents. En effet, l’Anvarol favorise la synthèse de phosphocréatine par les fibres musculaires. C’est donc un mode d’action alternatif : ici il s’agit d’améliorer la production d’ATP, c’est-à-dire d’énergie, par les cellules musculaires. L’ATP est en effet produite par les mitochondries de la cellule à partir de phosphocréatine.

Résultat : l’Anvarol améliore la masse et la force musculaire, et réduit les graisses.